
Un séminaire gouvernemental consacré à la transformation digitale, a eu lieu ce 25 Août 2015 à Ouagadougou sous le thÚme « En route pour 2030 »
Le gouvernement du Burkina Faso engagĂ© dans un processus de dĂ©materialisation de nombreux actes administratifs veut explorer davantage les avantages du numĂ©rique et de lâintelligence artificielle. Le chef du gouvernement burkinabĂš dans son allocution a laissĂ© entendre que lâintelligence artificielle, que certains considĂšrent comme la nouvelle rĂ©volution industrielle, oblige le pays Ă se mettre rapidement Ă niveau, afin dâĂȘtre un acteur et non un spectateurs des Ă©volutions en cours.ââTout en reconnaissant que lâintelligence artificielle peut susciter des apprĂ©hensions, le Chef du Gouvernement a insistĂ© sur les immenses opportunitĂ©s quâelle offre.

Selon lui, lâessentiel est de disposer dâune politique claire, de miser sur la formation et les Ă©quipements afin de tirer pleinement parti de cette rĂ©volution technologique qui va redĂ©finir le monde du travail.ââQuand aux travaux du sĂ©minaire, ils ont Ă©tĂ© rythmĂ©s par trois communications. Ils sâagit du document dâorientation de la transformation digitale au Burkina Faso, lâintelligence artificielle et le bilan de la mise en Ćuvre du circuit intĂ©grĂ© des missions Ă lâintĂ©rieur et Ă lâextĂ©rieur (CIM et CIMEXT). âLa vision affichĂ©e dans le document dâorientation est de permettre au Burkina Faso, dâici 2030, de disposer dâune couverture nationale Ă©largie en rĂ©seaux de communication Ă©lectroniques de qualitĂ©, ainsi que de services numĂ©riques et postaux sĂ©curisĂ©s rĂ©pondant efficacement aux besoins des populations.ââEt pour rĂ©aliser cette ambition, douze chantiers structurants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s : zĂ©ro zone blanche, zĂ©ro donnĂ©e Ă lâextĂ©rieur, zĂ©ro bĂątiment non connectĂ© dans lâadministration publique, zĂ©ro papier dans lâadministration publique, zĂ©ro cash dans les services publics, zĂ©ro infrastructure critique non protĂ©gĂ©e, une identitĂ© digitale pour tous, un accĂšs inclusif au service public, une masse critique de talents pour le secteur IT, des services de tĂ©lĂ©communications accessibles et de qualitĂ©, lâintelligence artificielle au service de tous les BurkinabĂš et une population numĂ©riquement alphabĂ©tisĂ©e.ââLes enjeux liĂ©s Ă l’intelligence artificielle, qui redessinent les contours de l’action publique, ont Ă©galement Ă©tĂ© expliquĂ©s aux membres du Gouvernement avec une mise en perspective des opportunitĂ©s qu’offre l’IA en termes d’amĂ©lioration de la gouvernance et de bien ĂȘtre des populations. ââEn ce qui concerne le CIM et le CIMEXT, des avancĂ©es notables sont enregistrĂ©es depuis leur mise en Ćuvre conformĂ©ment Ă la circulaire du Premier ministre, nonobstant des lenteurs constatĂ©es dans certaines sociĂ©tĂ©s dâĂtat et Ă©tablissements publics de lâĂtat (EPE).



Ă ce propos, le Chef du Gouvernement a rappelĂ© que l’implĂ©mentation de ces outils ne constitue pas une option pour les services publics. Cette mesure « obligatoire » selon les termes du Premier Ministre est destinĂ©e Ă assurer une gestion efficiente des ressources publiques.ââEn organisant ce sĂ©minaire, le Gouvernement entend donner une nouvelle impulsion Ă la transformation digitale du Burkina Faso. La mise en Ćuvre des chantiers dĂ©finis offrira au pays les moyens de sâarrimer aux Ă©volutions technologiques mondiales, tout en rĂ©pondant efficacement aux besoins des citoyens.â
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